Une soirée chez les Anysetiers.
Lors de la création de Kourir en 1992, nous avions reçu un don dune mystérieuse confrérie, don plus que substantielle à cette époque, et le conseil dadministration dalors navait pas manqué de souligner ce geste, dans le droit fil dune tradition corporative.
Cette première action provenait de la volonté de grands parents, monsieur et madame COUTUREAUD, dont la petite fille venait dêtre victime dune forme systémique, dépistée par le docteur Chantal JOB-DESLANDRE de lhôpital <saint Vincent de Paul " à Paris. Ce médecin avait eu la bonne initiative de parler de Kourir à Mme COUTUREAUD. Faisant partie de la Confrérie des Anysetiers, dont une des actions annuelles est justement daider financièrement des organismes ou associations qui uvrent dans lhumanitaire ou le caritatif. Mme COUTUREAUD avait proposé Kourir comme choix annuel. Il faut donc bien voir dans cette première action en 1992/1993 puis renouvelée en 1998 le choix daider Kourir à se développer et à accompagner ses actions au profit des enfants atteints de lACJ.
Un bref rappel historique de cette confrérie simpose dans la mesure où une relative discrétion lentoure.
Lorigine de la Confrérie des Anysetiers remonte au moyen-âge, quand les différents " mestiers " étaient organisés en corporations sous légide et lassentiment du roi Saint Louis. La fleur danys était représenté symboliquement par le soleil. On prêtait à lanys des vertus purificatrices et bienfaisantes que ce soit sous forme donguent ou de bonbon. Pour en extraire son suc les Anysetiers se servaient dun marteau spécial, comme dun pilon et ayant une forme très arrondi qui permettaient décraser finement les grains danys. Cest dailleurs le symbole de la Confrérie.
Bien quayant perduré jusquà nos jours, la corporation connue une certaine désaffection pendant longtemps. Comme beaucoup de corporations du moyen-âge, la Confrérie des Anysetiers évolua donc dune forme opérative en une forme spéculative dont le principe est de réunir des personnes issues de rang différent, sans exclusive raciale, religieuse, ou politique et sans dailleurs avoir lobligation dêtre dans le métier. La Confrérie est en fait universelle et le Canada en est un des pays le plus dynamique. Dans sa charte on y retrouve donc toutes les caractéristiques communes à dautres corporations que ce soit au niveau de lorganisation interne ou des buts poursuivis. Voilà pour lhistoire.
Je me retrouve donc en ce samedi 17 janvier en compagnie de monsieur Jean-Yves BOZEC, venu en voisin, dans les salons de lhôtel Mercure, situé prés du port dans la ville du Havre. Le Grand Maître de la Confrérie du Havre Me BENBOUALI nous accueille chaleureusement ainsi que tout le bureau. Laccent est mis sur la bonne humeur et un grande complicité unie ces personnes. Après lAssemblé Générale tout le monde se retrouve dans une grande salle ornée des armes de la Confrérie et dès louverture Me BENBOUALI rappelle laction passée de la Confrérie envers Kourir, insiste sur le devoir pour celle-ci daider les associations comme la nôtre et que contrairement à ce qui avait été en principe retenu cest un chèque de 15.000F qui est remis à Kourir. Votre serviteur remercie alors le plus chaleureusement possible la très respectable assemblée. Insistant sur le fait que ce geste, était loin dêtre symbolique comme le laissait entendre Me BENBOUALI, puisque par ordre dimportance il est le troisième don des douze derniers mois.
Jean-Yves BOZEC procède alors à une présentation de Kourir par le biais de transparents amenés pour la circonstance. Nous avons le sentiment légitime de faire uvre d(information par les questions que lon nous pose. Quelques brochures sont distribuées. La soirée se poursuit par un repas auquel nous sommes conviés tous les deux et cest au petit matin que nous rentrons avec un grand sentiment de satisfaction car le cercle des amis de Kourir sest une nouvelle fois renforcé.
Henri FRIDOSKI
(trésorier)